Une fois les principaux critères d’un bois de chauffage de qualité identifiés, reste encore à en choisir la forme qui dépendra d’une part de l’équipement dont vous disposez et d’autre part de l’utilisation que vous souhaitez faire de celui-ci; simple feu d’agrément au chauffage au bois performant.

Les bûches de bois classiques sont très répandues, mais peu fiables

Ce mode de chauffage ancestral représente environ 70% des volumes de bois énergie commercialisés en France. Néanmoins très peu de ces volumes sont labellisés « bois de qualité » car pour la plupart ils sont vendus par des particuliers sur un marché parallèle toléré par les pouvoirs publics du fait de la tradition ancestrale de l’affouage. Néanmoins avec des problématiques de pollution de l’air de plus en plus importantes et un manque à gagner en recettes fiscales évident les choses devraient bouger rapidement sur le plan légal.

Pour ceux qui se fournissent chez des professionnels agréés est mise à disposition une nomenclature qualitative qui permet de s’assurer de la performance des bûches achetée. Ainsi les 3 niveaux de qualité sont établis comme suit du plus au moins performant: G1, G2 et G3.
La nomenclature des stères de bois se décompose ainsi: densité/taux d’humidité. De cette façon si vous voulez opter pour un bois buche ultra-qualitatif il faudra sélectionner des bois H1-G1, entre autres cela correspond à du bois de chêne, hêtre, orme… à un taux d’humidité inférieur à 25%.

Le gros avantage du bois bûche reste néanmoins le prix et sa disponibilité, au détriment de la qualité qui est loin d’être une constante sur ce marché.
Le bois bûche est disponible en différentes tailles : de un mètre non fendues aux bûches de 25cm écorcées fendues il y en a pour tous les goûts et surtout tous les portes-monnaies puisque évidemment plus la bûche est façonnée plus elle revient chère à la consommation.

De même leur conditionnement est une variable non-négligeable dans le prix de revient du bois de chauffage. Certes très économique la livraison de votre bois de chauffage en vrac peut prendre l’aspect d’une vraie galère selon les conditions dans lesquelles elle est effectuée. Qui plus est il est impossible de vérifier la quantité exacte de bois une fois vos stères bennées dans le jardin, ce n’est qu’une fois rangées que les acheteurs se rendent compte qu’il manque en plus ou moindre grande quantité du bois par rapport à la quantité initialement commandée et payée et celle effectivement livrée. Il est donc préférable d’opter pour du bois conditionné, mais cela à un coût certains. Voici les divers types de conditionnement du bois bûches que l’on trouve sur le marché, du meilleur marché au plus onéreux : Bois sur palette, en filets, en sacs, en cartons.

L’industrialisation de la production de bois énergie

Les avancées technologiques de ces dernières années ont permis de répondre aux enjeux majeurs que représente la valorisation des ressources renouvelables en énergie, c’est également le cas pour le bois de chauffage.

D’une part l’arrivée des séchoirs industriels, des chaudières biomasse et maintenant des chaudières à combustion humide ont permis de valoriser la plaquette forestière en ressource énergétique pour la chauffage collectif. Bien meilleurs marchés que le bois classique et disponibles en grandes quantités, on assiste aujourd’hui à l’avènement des connexes de l’industrie du bois.

D’autre part, la recherche de rendements croissants sur les appareils domestiques chez les ménages et l’arrivée du poêle à granulés ou pellets ont vu émerger deux nouvelles formes de combustibles ultra-performants : le bois de chauffage compressé et le pellet. Issus de la compression de sciures sèches (moins de 10% d’humidité) avec des densités exceptionnelles (supérieure à une tonne par m3) ces combustibles surclassent largement le bois classique en terme de performances, mais aussi en confort d’utilisation. Idéal pour chauffer les foyers !