Chaque année, un nombre croissant de particuliers opte pour le chauffage au bois comme source d’énergie principale de la maison. Bien que la consommation reste stable grâce à l’amélioration de la performance des appareils et que de nombreux dispositifs aient été mis en place afin d’inciter les ménages à privilégier le bois ; bon nombre des appareils restent encore polluants et peu efficaces.

Une étude détaillée sur le chauffage domestique au bois réalisée par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) en octobre 2013 nous l’explique.

Le bois de chauffage a le vent en poupe

Le chauffage domestique aux buches compressées a le vent en poupe depuis quelques années ! Alors qu’en 1999, 5,9 millions des foyers français se chauffaient au bois, ils sont aujourd’hui plus de 7,4 millions à privilégier cette source d’énergie pour se chauffer. Cette croissance n’implique pourtant pas une augmentation de la consommation globale de bois. Au contraire, la consommation moyenne par ménage est en baisse, précise l’Ademe : « Cette baisse est due à une meilleure isolation des logements et à un meilleur rendement des appareils utilisés, des équipements de plus en plus performants étant apparus depuis 10 ans ».

Les facteurs de l’engouement pour le bois de chauffage

Selon l’agence, trois facteurs expliquent ce fort engouement : les appareils sont aujourd’hui plus efficaces et vertueux et ils sont compatibles avec la performance énergétique des logements actuels. En outre, l’augmentation du prix des énergies (fioul, électricité et gaz), ces dernières années, a contraint les particuliers à revoir leur choix en la matière. Le prix du bois chauffage est très compétitif face aux autres sources d’énergie présentes sur le marché français, souligne l’Ademe.

En outre, le rendement des appareils de chauffage à bois n’est aujourd’hui plus à prouver. Il est passé de 50 % en 2000 à plus de 70 % actuellement, ajoute l’Ademe. Pourtant, aujourd’hui encore, nombre d’appareils bénéficient d’un faible rendement. En effet, 50 % des usagers ont un appareil de plus de dix ans ou ont opté pour un foyer ouvert. De plus, la grande majorité des appareils qu’utilisent les ménages sont des inserts ou des cheminées à foyer fermé fonctionnant depuis une quinzaine d’années en moyenne. Ils bénéficient donc d’un rendement moindre et ont un impact environnemental important. De plus, les bois de chauffage longue durée permettent de moins consommer.

Appareils de chauffage et émissions de particules fines

Extrêmement polluantes, les émissions de particules fines des appareils de chauffage au bois ont, quant à elles, considérablement diminuées. Bien qu’elles contribuent encore fortement aujourd’hui à la pollution atmosphérique comme nous le rappelle l’exemple de la pollution de la vallée de l’Arve en Haute-Savoie. Celle-ci affiche en effet autant de dépassements annuels de la réglementation annuelle sur les particules fines que les Champs-Elysées. Cependant, le bois de chauffage sec ou compressé reste toujours moins polluant que les énergies fossiles.

Ainsi, pour l’impact environnemental de ce mode de chauffage, l’Ademe préconise de réduire de manière significative l’utilisation des appareils individuels anciens, émetteurs de polluants et de les remplacer par des équipements plus performants. Enfin, il s’agit de sensibiliser la population aux bonnes pratiques d’utilisation de ce type d’appareils et les orienter vers le bon choix de combustible comme la buche compressée par exemple.

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